Le
procès des responsables du déversement dans les décharges publiques d'Abidjan de déchets toxiques s'est ouvert le 29 septembre. Du 9 au 20 août 2006, ce déversement de
détritus, provenant du cargo Probo Koala, affrété par une société néerlandaise, avait provoqué la mort de 17 personnes et fait plus de 100 000 malades. Neuf des douze
personnes poursuivies pour empoisonnement étaient présentes hier dans le box. Aucun dirigeant de la multinationale néérlandaise Trafigura n'a daigné
venir.
Et pourtant, ils ne doivent pas avoir la conscience tranquille...extrait de "Complément d'enquête". « Greenpeace "On nous reproche
d'avoir laissé naviguer pendant des semaines un bateau fantôme chargé de poison », s'insurge Jan Maat, porte-parole de la multinationale néerlandaise, spécialisée dans le négoce de pétrole et de
métaux de base. Trafigura affirme avoir pris une décision d'abord et avant tout « économique », en livrant 581 tonnes de déchets toxiques à Abidjan, et le vivant dans tout
ça?
Quelle est la nature des déchets déversés en plein air sur onze sites différents d'Abidjan en Côte d'Ivoire? Quel impact sur la santé et sur l'environnement? A qui la faute? Devant la complexité des questions soulevées par la catastrophe sanitaire et pour l'environnement dont est victime la capitale économique de la Côte d'Ivoire, Abidjan, « quelques précisions s'imposent, en attendant les communications officielles des experts qui sont sur le terrain : une mission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une autre envoyée par les Nations unies (l'Undac), la mission française conjointe du BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) et du Cogic (Comité de gestion interministérielle des crises) », selon Greenpeace.
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