Etes-vous soucieux de savoir quand vous pourrez vous connecter et rester en ligne ? Si cela n'est pas possible, êtes-vous contrarié ? Vous isolez-vous trop souvent ? Consacrez-vous beaucoup de temps à Internet ? Cela vous pose-t-il des problèmes ou des conflits dans vos relations ? Si vous répondez positivement à ces questions… Il est trop tard, vous êtes atteint.
"Certains utilisent les ordinateurs comme si c'étaient des drogues ou de l'alcool, dans le but d'échapper à la réalité",
souligne le journal Ottawa Citizen (eh oui, je lel lis à distance via..le web!) dépassant ainsi largement le cadre du petit réflexe quotidien.
Selon le quotidien australien Courrier
Mail, "ces internautes développent une endurance telle aux nouvelles technologies qu'ils veulent toujours avoir les
derniers logiciels et le meilleur matériel informatique (pas encore atteinte).
La fatigue et l'isolation sociale sont les principales conséquences négatives de cette addiction". Perte de la notion du temps, négligence des essentiels (manger et dormir), comportement
dépressif sont les signes d'un trouble mental imputable aux technologies. Les "addicts" peuvent être accro au simple fait de pianoter sur le clavier, comme aux chats, au shopping en
ligne ou aux jeux vidéos en réseau.
"Des psychiatres britanniques ont rapporté l'année précédente dans la revue Avancées dans le Traitement Psychiatrique
qu'une 'minorité signifiante' – certains l'estiment entre 5 et 10 % des usagers – étaient dépendante au web". Les dernières recherches sur le sujet montrent que ces malades seraient généralement
plutôt des femmes d'âge moyen qui se connectent depuis chez elles". Le nombre de malade reste très difficile à évaluer, notamment en Occident, où le
développement des connections privées "à la maison" sont devenues monnaie courante.
Vidéo: http://www.dailymotion.com/video/xjh93_internet-addict_ads - Quels sont les plus accro: les concepteurs ou le personnage?
Quel traitement ?
"Après une série de décès dans des cybercafés et un meurtre lié au jeu, la Corée du Sud considère que la dépendance vis-à-vis du web est l'une des plus sérieuses question de santé publique dans le pays", rappelle Jerald J. Block. Selon Courrier Mail, "en 2006, le gouvernement sud-coréen estimait à environ 210 000 le nombre d'enfants souffrant de l'addiction et nécessitant un traitement. Près de 80 % de ces patients pourraient avoir à utiliser des psychotropes et peut-être 20 % auront besoin d'une hospitalisation".
Les grands moyens ont donc été employés. La Corée du Sud a ouvert en novembre 2006 un tout autre réseau, en mettant à contribution plus de 140 cliniques afin de prendre en charge ces patients d'un nouveau genre. Ces "centres de désintoxication", qui visent surtout la population adolescente, emploient la méthode de la carotte et du bâton, combinant des ateliers poterie et musicaux (autour de la pratique des percussions) à la discipline d'un camp d'entraînement militaire. Les patients n'ont pas d'accès à Internet et ne sont autorisés qu'à une heure par jour de téléphone portable.
"Malheureusement", conclut le docteur Block, "la dépendance à Internet est tenace et résiste aux traitements, entraînant des
risques sanitaires importants et un fort taux de rechutes".
Je nous rassure : dans environ 86 % des cas, les accros au web combinent à cette dépendance au moins un autre trouble mental.

















































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