Dany Boon, auteur du film Bienvenue chez les Ch'tis a réagi lundi au déploiement d'une banderole hostile aux habitants du Nord par des supporteurs parisiens durant le match PSG-Lens en finale de la Coupe de la Ligue, samedi soir au Stade de France. "Je suis révolté", a-t-il déclaré au Parisien. "C'est honteux, c'est lamentable. J'espère que les gens qui ont fait cette banderole vont être punis, poursuivis et condamnés". Sur la banderole en question, on pouvait lire : "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis" - en référence à son film qui est en train de battre tous les records de fréquentation - avait été déployée en début de deuxième mi-temps dans les tribunes réservées aux supporteurs parisiens. "C'est pas les Ch'tis qui mettraient une banderole aussi agressive, voire raciste", a souligné l'humoriste.
Par ailleurs, le MRAP a exprimé dimanche "son dégoût et sa colère devant la provocation perpétrée par
des supporters du Paris Saint-Germain qui ont déployé une banderole au message xénophobe, méprisant et insultant". Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples estime qu'il y a "une urgence absolue et immédiate à nettoyer le sport de la haine, de
l'intolérance, de la violence et du racisme, ce qui exige, au delà des discours, de casser les
logiques d'impunité relatives à l'absence de sanctions effectives à la hauteur des forfaits proférés". Elargissant le débat et stigmatisant le sentiment d'impunité de certains
supporters, le président de SOS Rascisme s'est lui demandé lundi matin sur LCI "pourquoi ces gens
se sentent à leur place dans les stades pour déployer ce type de banderole".
Les instances du football, la mairie de Lens et le club de Lens ont porté plainte après la rencontre. Dimanche, le président du Paris Saint-Germain a présenté ses "excuses officielles" aux Lensois. "Cela me gâche réellement beaucoup mon plaisir", a-t-il souligné. Le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a lui condamné "les agissements inadmissibles de quelques supporteurs". Les supporteurs du PSG de la tribune Boulogne, frange la plus sulfureuse du club parisien, ont également condamné la banderole injurieuse, se désolidarisant d'un "fait isolé", selon eux.
Mais, de là à rejouer le match, il y a un pas qu'il ne faudrait pas franchir. Ce serait ouvrir la porte à ce genre d'actions. Votre équipe perd, hop vous sortez une banderole injurieuse, histoire de lui donner une seconde chance. Mais, ce genre de personnes n'ont rien à faire dans un stade...exclusion à vie pour ces odieux du stade!

















































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