Mercredi 29 novembre 2006
En pleines huloteries et hulot -mania (crédité dans Libé de 10% d'intentions de vote à la Présidentielle), que faire de Nicolas Hulot? Car de toute évidence, entre les "faut que.." et les "ya ka.."qu'il suscite et l'engouement qu'il provoque, il va bien falloir lui trouver une place sur l'échiquier politique. Sera t-il le poil à gratter de la campagne? Un candidat parmi d'autres? Un super conseiller ou une bonne conscience? Le troisième homme ou l'Utopiste?
En présentant son Pacte écologique, il n'a pas écarté d'un coup de sécateur une éventuelle candidature. A la suite de cette prestation bien orchestrée, deux tiers des français déclaraient qu'il était le meilleur pour défendre l'environnement au cours de la prochaine campagne présidentielle. Et pourtant, 43% d'entre eux seulement (les femmes bien plus que les hommes) souhaitaient qu'il soit candidat à cette élection. Il semble en plus que l'homme, qui par deux fois a refusé le poste de Ministre de
l'Environnement, ne soit pas habité par une quelconque ambition politique.
Mais on a bien compris également que si son cri de guerre "Pillez mes propositions, enrichissez-les" n' était pas entendu, il passera à l'acte. Et n'étant jamais mieux servi que par soi-même, cela pourrait bien être la meilleure solution.
Et dire, que certains élu(e)s Verts affirment publiquementque le rôle de Nicolas Hulot dans la pré-campagne ou éventuellement dans la campagne ne leur nuira en rien!!!! Rira bien qui rira le dernier...
PS: tous devant Ushaïa nature ce soir (enfin ceux qui ont la télé peuvent nous raconter les messages sublimaux qui seront envoyés aux hommes politiques par une espèce très rare de poissons..)
Avec ses 70 millions de musulmans, la Turquie fait peur à l'Europe. Pourtant, ce pays a chassé tous les symboles religieux de la place publique. bien qu'elle soit dirigée par un gouvernement islamiste depuis trois ans, la turquie est au moins aussi laïque que la France. À la veille de la visite du pape benoît XVI, coup d'oeil sur le paradoxe turc.
«Ne perdez pas la Turquie!» Ce cri du coeur est lancé par Elif Shafak, romancière turque qui a subi un procès, cet automne, pour avoir fait allusion au génocide arménien dans son dernier roman, Le père et le bâtard.
Comme d'autres intellectuels qui ont entrepris, depuis un an, de mettre la question arménienne sur la place publique, elle était accusée en vertu d'un nouvel article de loi, l'article 301, qui prévoit jusqu'à trois ans de prison pour le crime d'insulte à la nation.
En moins de deux ans, il y a eu une bonne soixantaine de procès de ce genre en Turquie. Les auteurs les plus connus, comme le Prix Nobel de littérature Orhan Pamouk, sont généralement acquittés. D'autres reçoivent une peine avec sursis. S'ils récidivent, ils risquent la prison.
C'est justement pour empêcher la Turquie de s'arrimer pour de bon à l'Europe que les ultranationalistes turcs s'acharnent sur les intellectuels, croit Elif Shafak. «En intentant ces poursuites, ils veulent attirer l'attention sur le pire visage de la Turquie», dit-elle. Leur cible, ce ne sont pas tant les écrivains turcs, selon la romancière, mais l'opinion publique européenne.
Les procès sont relayés par les médias occidentaux. Ils font paraître la Turquie comme un pays autoritaire, indigne de l'Europe. Des Européens font des commentaires antiturcs. Et les «ultras» turcs les attrapent au vol pour montrer à quel point l'Europe est hostile à la Turquie...Le pire, c'est que ça marche.
L'appui à l'Europe a déjà frôlé les 80 %. Aujourd'hui, il a chuté à 35 %.
Les pressions excessives sont contre-productives, se tue à répéter l'élite pro-européenne turque. Un exemple : la loi adoptée récemment par la France qui interdit toute remise en question du génocide arménien.
En Turquie, cette loi est jugée nocive même par les Arméniens. «Comment peut-on ensuite demander à la Turquie de respecter la liberté d'expression?», s'étonne Luiz Bakar, porte-parole de la communauté arménienne à Istanbul.
Les ultranationalistes ont bien compris la contradiction. Et ils sont les seuls à applaudir à cette initiative française! «Merci beaucoup la France», lance en se frottant les mains l'avocat nationaliste Kemal Kerenzci - qui souhaite que la loi soit validée par le Sénat.
L'attitude française symbolise pour beaucoup l'image d'un Occident hostile qui en demande trop à une Turquie qui a déjà beaucoup changé ces dernières années. À force de trop braquer l'opinion turque, le train européen risque de dérailler!
En fait, cela pourrait se produire dès la mi-décembre, lorsque l'Union européenne fera le point sur les progrès des pourparlers avec la Turquie - qui achoppent en ce moment sur la question de Chypre.

Elif Shafak : «Dans le contexte de l'après-11 septembre, montrer que l'Occident et le monde musulman peuvent coexister, ça ne pourrait que bénéficier à tous.»
Dimanche 26 novembre 2006
Stéphane Laporte écrit des chroniques dans La Presse depuis 1996 et pourtant, cet homme érudit a eu un énorme choc culturel en posant les pieds à Genève!!
La Suisse est une fondue
"Je vous écris de Suisse. Ma blonde et moi, on est ici pour quelques jours. On va se promener entre Genève et Grenoble.
À l’aéroport de Genève, ça m’a frappé. La Suisse a 4 langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Oui, le romanche. Une langue romane parlée par 1% de la population seulement. Mais officielle quand même.
Ça doit être quelque chose, toutes ces nations dans le même petit pays. Imaginez un Bloc français, un Bloc italien, un Bloc Romanche pour défendre les droits des minorités face à la majorité suisse allemande. Trois Gilles Duceppe, méchant bordel politique.
J’ai demandé au type qui nous conduisait à notre voiture de location qu’elle était sa nation :
« - La Suisse.
- Oui mais Suisse quoi ?
- J’comprends pas.
- Vous parlez quelle langue ?
- Le français.
- Alors votre nation, c’est Suisse français ou Suisse tout court ?
- Euh… Ben, c’est Suisse, quoi…
- Oui mais vous êtes différent d’un Suisse allemand…
- Ouais…
- Ça ne vous donne pas envie de vous séparer ?
- Non.
- Mais il vous font pas chier les Suisses allemands ?
- Ouais. Mais les Suisses pas allemands, aussi. Vous posez de drôles de questions, vous venez d’où ?
- Du Québec.
- Je m’en doutais.
- Pourquoi ?
- Vous avez l’accent canadien.
- C’est l’accent québécois.
- C’est ça, vous êtes Canadien.."
En 1620, une centaine de personnes traversèrent l'Atlantique en bateau pour s'établir dans le Nouveau Monde. Elles remettaient en question l'Eglise d'Angleterre et décidèrent de s'en séparer. Ces pélerins s'installèrent dans ce qui est devenu l'Etat du Massachusetts. Ils vécurent un premier hiver difficile étant arrivés trop tard pour faire des plantations. La moitié de la colonie mourut de maladies.
Le printemps suivant, les Indiens Iroquois leur enseignèrent la culture du maïs, ainsi que la chasse et la pêche, dans ces terres inconnues. A l'automne 1621, ils récoltèrent du maïs , des haricots et des potirons. Les colons reconnaissants organisèrent une fête à laquelle furent conviés un chef de tribu et 90 Indiens. Les Indiens apportèrent du gibier et des dindes à rôtir. Les années suivantes, les colons
continuèrent à célébrer la récolte d'automne. Après l'indépendance des Etats-Unis, le Congrès recommanda qu'une journée d'action de grâce fût célébrée dans tout le pays. Le premier Président des Etats-Unis, George Washington suggéra la date du 26 novembre.
Difficile de se rendre compte de l'importance qu'on peut y accorder: Par exemple, l 'acteur
américain de légende Kirk Douglas a participé mercredi au repas de la fête nationale de Thanksgiving, offert par des associations humanitaires à des centaines de sans-abri au centre de Los Angeles, a constaté un journaliste de l'AFP.
"C'est un jour merveilleux, avec des gens de toutes les religions et de toutes les couleurs", a déclaré Douglas, l'un des derniers monstres sacrés d'Hollywood, après avoir aidé les volontaires à servir de la purée aux SDF, au côté du maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa.
Le repas annuel de la Mission de Los Angeles est organisé à la veille de la journée d'action de grâces, quand les Américains se retrouvent en famille pour manger une dinde en mémoire d'une moisson fructueuse au temps des premiers colons et des indiens.
Une sorte d'hommage patriotique, qui n'exclut aucune race ou religion, en somme...où normalement seule la dinde est censée mourir pour une "bonne" cause.
Désirant court-circuiter le Bloc québécois, le premier ministre Stephen Harper a déposé cet après-midi une résolution reconnaissant que «les Québécois forment une nation au sein d?un Canada uni».
Le premier ministre a senti le besoin de déposer cette résolution après que le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe eut annoncé son intention de déposer aussi une résolution stipulant seulement que «les Québécois et Québécoises forment une nation».
M. Harper, qui avait refusé il y a quelques semaines à peine de prononcer le mot nation, fait donc volte-face.
S'adressant aux Communes après la période de questions, M. Harper s'est attardé à expliquer de long en large la stratégie recherchée par le Bloc avec sa motion visant à reconnaître le Québec comme nation
.
«La véritable intention du chef du Bloc québécois et du camp souverainiste est parfaitement claire», a déclaré M. Harper. «Pour eux, nation veut dire séparation», a-t-il poursuivi, invitant les Québécois à ne pas tomber dans le piège tendu et les «tactiques maladroites».
Rappelant les origines historiques du Québec et du Canada, le premier ministre a aussi souligné que les Québécois n'ont pas besoin qu'on leur rappelle leur identité. «La question est simple: est-ce que les Québécoises et Québécois forment une nation, au sein du Canada uni? La réponse est oui.
«Est-ce que les Québécoises et Québécois forment une nation indépendante du Canada? La réponse est non, et elle sera toujours non», a martelé le premier ministre Harper, chaudement applaudi par les membres de son caucus.
Le discours de M. Harper a aussi été bien accueilli par les libéraux qui, laissant de côté la partisanerie, n'ont pas hésité à se lever pour applaudir leur adversaire politique.
Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a livré pour sa part un discours enflammé, soulignant que le débat tel que présenté par M. Harper et M. Graham était détourné de son sens puisqu'on le place dans un cadre fédéraliste ou souverainiste.
Il ne s'agit pas de choisir entre l'une ou l'autre des options, «options respectables toutes les deux, a lancé M. Duceppe. Mais dans un cas ou l'autre, jamais on ne doit soumettre l'existence de la nation québécoise à l'option que l'on privilégie. Nous sommes une nation parce que nous sommes ce que nous sommes, peu importe l'avenir qu'on choisira.»
Mercredi 22 novembre 2006
Un médecin doit comparaître jeudi en audience disciplinaire devant le Conseil sud-africain des professions de santé pour avoir inscrit «sida» comme cause du décès d'une jeune femme, une première en Afrique du Sud.
Leon Wagner, médecin légiste privé à Bloemfontein dans la province du Free State (centre), avait inscrit «sida» comme cause du décès d'une jeune femme de 30 ans examinée dans les locaux d'une entreprise funéraire en avril 2005.
«J'ai examiné le cadavre. C'était un cas typique de personne malade du sida», a-t-il expliqué à l'AFP, ajoutant que selon le dossier médical qui lui avait été communiqué ensuite la jeune femme souffrait de tuberculose, de pneumonie et était séro-positive.
L'A
frique du Sud se veut moderne en légalisant le mariage homosexuel, mais la farce devient de plus en plus grosse, à la lecture d'informations comme celle-ci. Je suis sûre qu'André Brink pourrait nous écrire un de ces romans dont il a le secret à ce sujet!!
« Une fois dans sa vie, juste une fois, on devrait avoir suffisamment la foi en quelque chose pour tout risquer pour ce quelque chose. »
André Brink - Extrait d? Une Saison blanche et sèche
en savoir plus: fr.wikipedia.org/wiki/André_Brink
La France, confrontée à une «concurrence acharnée» notamment des pays d'Europe centrale, «n'est pas
assurée de demeurer éternellement» la première destination touristique mondiale, a prévenu le ministre français délégué au Tourisme Léon Bertrand.
«La rentabilité de l'économie touristique n'a pas échappé à nos voisins et concurrents, notamment européens. Ils entendent bien profiter de cette manne des 1,5 milliard de touristes attendus en 2020» dans le monde, a-t-il déclaré à Paris lors des 4èmes Assises nationales du Tourisme. 
«Le développement de l'investissement touristique dans les villes culturelles des littoraux de la Mer noire et de l'Adriatique va générer une hausse de la fréquentation», comme c'est le cas en Croatie et en Bulgarie, a-t-il dit devant plusieurs centaines de professionnels et experts du tourisme.
Il devait nous rester une seuleplace de premier..La France n'a donc plus aucun titre de gloire; mais plus inquiétant, le tourisme génère une activité pour des milliers de saisonniers, hiver comme été, et des revenus sur l'ensemble du territoire en passant des châteaux de la Loire à la côte d'Azur.
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