Le droit à l'avortement recule dans différents endroits du globe. Le Nicaragua vient de voter son interdiction, la Pologne envisage d'en faire autant, tandis qu'aux Etats-Unis il fait toujours autant débat. Entre provocation et manoeuvre politicienne, c'est maintenant la mère que veulent protéger les pro-vie.
NICARAGUA: Un sentiment d'urgence a traversé les législateurs au Nicaragua. A l'approche des élections présidentielles prévues pour le 5 novembre prochain, une loi a été adoptée dans la
précipitation pour interdire l'avortement en toutes circonstances, même en cas de viol ou pour sauver la vie de la mère. Les principaux partis politiques ont tous appuyé, jeudi 26 octobre, un projet de loi qui prévoit des sentences allant de six à trente ans de prison pour les femmes qui se font avorter et les médecins qui pratiquent cette opération.
Le Nicaragua devient ainsi le 35e pays au monde à interdire totalement l'avortement, s'écartant de la tendance en Amérique latine qui va plutôt vers un assouplissement de la législation, comme par exemple au Chili, en Colombie et au Mexique.
POLOGNE: Le jour où le Nicaragua adoptait cette loi, la Diète polonaise se penchait sur un amendement à la Constitution allant dans le même sens. "Cette motion a été présentée par les ultraconservateurs de l
a Ligue des familles polonaises, partenaire mineur de la coalition gouvernementale. Actuellement, la Constitution stipule que la république de Pologne protège la vie de toute personne' et la motion vise à ajouter dès le moment de la conception'", signale l'International Herald Tribune. En cas d'adoption, cette modification rendrait anticonstitutionnelle les lois actuelles permettant l'avortement jusqu'à la douzième semaine, ou en cas d'inceste, de viol, ou quand la vie de la mère est en danger.
USA: Le débat sur l'avortement a pris un virage d'un autre type. Il concerne la manière dont les opposants à l'avortement font campagne alors qu'au Dakota du Sud un référendum se tiendra le 7 novembre prochain pour interdire l'avortement en toutes circonstances. "Plutôt que dire que l'interdiction est nécessaire pour protéger un enfant pas encore né', la législature de l'Etat et ses partisans adoptent l'argument des féministes. La nouvelle tactique consiste à dire que l'interdiction est nécessaire pour protéger les femmes' contre leur exploitation' par l'avortement légalisé." Le rapport utilisé dans leur campagne explique que l'avortement aurait ainsi des conséquences à long terme sur la santé psychologique et physiologique des femmes. Le libre choix relèverait aussi du mythe, puisqu'il viole "le droit fondamental, naturel et intrinsèque de la mère à avoir une relation avec son enfant". L'objectif de cette nouvelle tactique est d'attirer la sympathie des électeurs centristes plus préoccupés par le bien-être de la mère.
EUROPE: Huit ans après avoir dit non au droit à l'avortement, les Portugais seront appelés à se prononcer de nouveau début 2007. Le Parlement a adopté à une large majorité, hier, la proposition socialiste d'organiser un référendum sur la dépénalisation de l'IVG dans les dix premières semaines de grossesse. En 1998, le non l'avait emporté d'un cheveu (50,07 %) sur fond d'énorme abstention (68 %), laissant le très catholique Portugal parmi les cinq derniers pays de l'Union européenne avec l'Irlande, la Pologne, Malte et Chypre à considérer l'avortement comme un crime.




















Véritable phénomène de société, le succès des boissons énergisantes chez les jeunes américains suscite l'inquiétude aux États-Unis. Des nutritionnistes mettent en garde contre de possibles effets indésirables et on observe une tendance inquiétante chez certains consommateurs en quête de sensations à abuser de ces breuvages regorgeant de caféine et de sucre.
"Si vous prenez de la viande non recouverte, la laissez dans la rue et que des chats viennent la manger, à qui la faute ? Aux chats ou à la viande ? La viande est le problème." C'est en ces termes que le plus haut dignitaire musulman d'Australie, Taj Aldin Al-Hilali, s'en est pris aux femmes il y a un mois, au cours d'un semon sur l'adultère. Il a également reproché aux femmes non voilées d'être responsables des agressions sexuelles dont elles sont victimes. 
La partie recettes du projet de loi de finances (PLF) pour 2007, qui comporte, notamment, une revalorisation de la prime pour l'emploi, a été adoptée, mardi 24 octobre, à l'Assemblée nationale. Seuls les députés de l'UMP et deux centristes de l'UDF ont voté pour. 17 parlementaires UDF sur 29, le PS et le PCF ont voté contre le budget qui, selon eux, sous-estime l'augmentation de la dépense publique et accentue, de l'avis de la gauche, les inégalités.
somme des impôts directs - IR, impôts locaux, impôt de solidarité sur la fortune - ont été votés avec le budget 2006, le gouvernement a présenté, cette année, un nombre limité de mesures, dont l'instauration d'un "régime fiscal favorable" pour le super-éthanol E85, biocarburant que Thierry Breton veut développer et taxer à 33,43 euros l'hectolitre. Un milliard d'euros de plus sera consacré à la prime pour l'emploi qui, au niveau du smic, passera de 714 à 948 euros. Election présidentielle oblige, les ménages pourront bénéficier des baisses d'impôt dès le début de l'année, avec une réduction de 8 % des acomptes provisionnels ou des prélèvements mensuels dans la limite de 300 euros.
Mahmoud Ahmadinejad a d'autres obsessions que le nucléaire. Il se préoccupe aussi de la croissance démographique de son pays. Ainsi, le président iranien a récemment appelé ses concitoyens à faire plus d'enfants, et les Iraniennes à se concentrer davantage sur "leur mission de procréation".
temps, ses propos ont été perçus comme une attaque contre la politique officielle de limitation des naissances. Certains commentateurs ont insisté sur le manque de réalisme du discours présidentiel, à l'heure où le pays fait face à une hausse de l'inflation et du chômage, estimé à 25 %.
La loi russe sur les ONG, promulguée il y a six mois, va commencer à avoir des effets contraignants pour les organisations concernées. Le 18 octobre 2006 est la date limite à laquelle les ONG étrangères devront avoir enregistré leurs activités et statuts auprès du Service d'enregistrement fédéral (FRS) et fourni une liste de documents "injustement longue" selon ces dernières. (oui, c'est plutôt long en effet)D'après le directeur du FRS, Sergueï Movtchane, les ONG étrangères qui ne se seront pas pliées à cette nouvelle exigence dans les délais devront cesser leurs activités en Russie. 





















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