A deux pas des marches du Festival de Cannes, les régions françaises jouent de leurs plus beaux atours pour inciter les
producteurs et cinéastes du monde entier à tourner en France, alors que la concurrence des pays voisins, incitations fiscales à l'appui, est sans pitié.
La plupart des pays européens, sauf la France, proposent des abattements fiscaux jusqu'à 20% quand un film est tourné sur leur territoire. Une situation
handicapante qui pourrait enfin changer : la ministre de la culture Christine Albanel a annoncé le 14 mai "qu'elle fera tout" pour la création d'un crédit d'impôt international.
Espérée par la Fédération des industries du Cinéma et de l'Audiovisuel (FICAM) et les régions françaises, cette annonce, le jour même de l'ouverture du 61e Festival de Cannes, a été accueillie
avec soulagement.
"Pour les productions de langue française, des crédits d'impôts existent depuis 2004 avec des résultats concrets: les tournages français délocalisés à l'étranger sont en nette diminution mais la
France subit toujours une concurrence violente des autres pays pour les tournages étrangers", souligne Patrick Lamassoure, délégué général de FilmFrance, chargé par le Centre national de la
Cinématographie de promouvoir les tournages en France.
"La France est la moins compétitive en Europe et se fait voler de l'activité par ses voisins comme l'Irlande, le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, la Hongrie et la République
Tchèque nettement plus agressifs", ajoute Patrick Lamassoure qui cite le cas du film "Munich" de Steven Spielberg. Le réalisateur américain a préféré recréer les rues de Paris à Budapest pour
économiser 1,5 million d'euros.
A l'initiative de FilmFrance, les régions françaises font front commun à Cannes pour promouvoir 3.000 sites du patrimoine ouverts aux tournages. Un guichet unique a été créé le temps du festival
et un volumineux guide traduit en anglais vante les charmes de la riviera française, de la Champagne, du Nord-Pas-de-Calais ou de la Gironde.
Chargée de mission "Cinéma" pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Chantal Fischer compte aussi sur le festival pour convaincre les productions étrangères que la France reste le bon choix.
"La région PACA a développé des aides propres pour attirer les tournages à condition toutefois que la production exécutive soit française. Quand nous donnons 1 euro, nous en récupérons 8 en
retombées économiques", souligne Chantal Fischer. "L'Espagne et le Portugal, avec la mer et la même lumière nous concurrencent beaucoup", regrette-t-elle.
En attendant la réalité d'un crédit d'impôt au bénéfice des productions étrangères en France, FilmFrance insiste sur l'attrait inégalé de vrais décors, souvent riches d'histoire, et
dégaine l'argument censé faire mouche : "En France, vous en aurez pour votre argent !".
De un, pourquoi je ne suis pas sous le soleil cannois avec mes CV. De deux, c'est sur qu'en France, on en a pour son argent..après ça dépend pour
quoi.








































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