Nicolas Sarkozy, le gouvernement et l'UMP tentent de reprendre à leur compte la question du pouvoir d'achat, relancée par la flambée des prix des aliments, à moins de deux semaines d'élections municipales qui s'annoncent difficiles pour la majorité.
Face à la gauche qui lui rappelle ses promesses électorales et demande des mesures immédiates, le chef de l'Etat a promis mardi de "porter le fer là où ça fait mal" en matière de prix alimentaires et s'est dit prêt à "aller plus loin" sur les heures supplémentaires défiscalisées.
Une cinquantaine de députés UMP ont déposé de leur côté une proposition de loi visant à baisser la TVA sur les fruits et légumes, la viande et les produits laitiers, dont les prix ont fortement augmenté.
Le Premier ministre, François Fillon, a cependant estimé que baisser la TVA serait irresponsable compte tenu de l'état des finances publiques.
Après la diffusion d'une enquête du magazine 60 millions de consommateurs faisant état d'une hausse de près de 50% du prix de certains aliments, Le Figaro avance dans son édition de mercredi, qu'une vaste entente illégale sur les prix des produits ménagers a été mise au jour en France.
Selon le quotidien, neuf fabricants mondiaux sont suspectés d'avoir participé à un accord secret, qui date de 2005 et les autorités de la concurrence et de la répression des fraudes ont déjà effectué des perquisitions.
François Fillon a annoncé une opération "coup de poing" dans le secteur des produits alimentaires.
"J'ai demandé à Christine Lagarde une enquête aux services de Bercy et on va porter le fer là où ça fait mal", a renchéri Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement dans l'Allier.
"Sur les heures supplémentaires, on est prêt à aller plus loin si ça marche", a-t-il ajouté, promettant qu'"entre les heures supplémentaires et l'intéressement, on va pouvoir répondre à la question du pouvoir d'achat".
Le président de la République souhaite en outre que le futur projet de loi sur l'intéressement permette d'assurer une répartition équitable des bénéfices des entreprises entre les salariés, les actionnaires et les investissements, selon une règle "des trois tiers" qui fait bondir le Medef.
A une douzaine de jours du premier tour des élections municipales, socialistes et communistes veulent capitaliser sur la déception des Français envers le chef de l'Etat et de la politique économique du gouvernement, traduite par les sondages. Dans un communiqué, le Parti socialiste demande au gouvernement d'agir concrètement et, notamment, de négocier avec les distributeurs et les industriels l'adoption d'un pacte de stabilité global des prix.













































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