Le grand déballage a t-il sérieusement commencé? Le château de cartes des illusions commence t-il à s'effondrer? Ce qu'il y a de sûr, c'est que la roue arrière des vélos de course semble
bel et bien crevée, comme un abcès.
Depuis, les confessions italiennes d'Ivan Basso qui a songé à se doper, beaucoup de coureurs ont la larme à l'oeil. http://www.dailymotion.com/video/x1fu19_reaction-de-marc-madiot
Italie: Mama Mia...quelle hypocrisie d'avoir laissé Pantani comme pestiféré de son époque!
Selon le site belge wieleruitslagen, Michele
Scarponi (CSC) se serait montré un peu plus bavard devant le procureur antidopage du CONI, Ettore Torri. Après avoir reconnu se cacher derrière les noms de code «Zapatero» et «Presidente»,
l’ancien coureur de Liberty Seguros aurait cité d’autres coureurs (Cipollini ?) ayant eu un rapport direct avec le docteur Fuentes dans un document long de dix pages. Pour se défendre, celui-ci
explique que sa démarche personnelle était motivée par les pressions venant de son entourage et de ses dirigeants, lui promettant des ponts d’or. Quant aux révélations à proprement parler, Ettore
Torri confesse que les coureurs ont beaucoup de mal à dire toute la vérité, craignant des conséquences néfastes lors de leur retour éventuel dans le peloton ou tout simplement sur leur
vie.
Espagne: Pas de nom..pas encore!
Dans le pays où tout a commencé, il se pourrait toutefois qu’il y ait bientôt
du nouveau. Ainsi, une trentaine de coureurs, dont les noms ont été mentionnés dans l’affaire Puerto, ont négocié un deal avec la Fédération espagnole pour apporter leur
contribution au dénouement de cette histoire, en échange d’une réduction de suspension. «Nous nous sommes entendus sur une collaboration pour trouver une solution à cette situation compliquée
mais nous voulons des garanties», expliquait ainsi José Javier «Pipe» Gomez, président de l’association des coureurs espagnols, dans El Pais. Ce geste arrive quelques jours après
que les organisateurs des trois grands tours ont annoncé qu’aucun coureur suspecté dans l’affaire Puerto ne serait autorisé sur leurs épreuves tant que la lumière ne serait pas faite. De ce fait,
ces 30 signataires espèrent voir leur peine réduite pour pouvoir prendre part à la Vuelta 2008.
Allemagne: le mauvais coup joué au sponsor Deutsche Telekom!
Le Tour 1996, c'est celui de Bjarne Riis (moi je
l'aimais pas déjà à l'époque), le vainqueur danois qui accomplit un numéro inouï sur les pentes de Hautacam ("une image à chasser de la mémoire", dit l'actuel directeur du Tour Christian
Prudhomme), d'Erik Zabel, l'Allemand habillé du maillot vert du classement par points, qu'il a gagné 6 fois. "A l'époque, le cyclisme était comme cela et j'ai
fait ce qui se faisait alors", a déclaré Riis, longtemps simple équipier avant de devenir un leader d'équipe qui mit en danger l'Espagnol Miguel Indurain -l'un des quintuples vainqueurs du
Tour- dès 1995 avant de le renverser l'année suivante.
Les larmes de Zabel, les regrets de Riis, directeur sportif de Basso avant que celui-ci ne rejoigne l'ancienne équipe de Lance Amstrong (il faut
suivre) referment lentement mais sûrement le piège sur Jan Ulrich (lui, je l'aimais bien), surtout que le soigneur de l'équipe s'épanche dans l'édition
dominicale de Bild sur le conformisme d'Ulrich: "il a fait comme tous les autres".
ll n'empêche que toutes ces déclarations nous donnent à croire que cette époque serait derrière nous..qu'il faudrait simplemet brûler mes posters d'hier (!!). Non, Monsieur Floyd Landis, la planète vélo t'a dans le viseur.
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