Depuis quelques mois, ils sont de retour au pays affligés, pour la plupart, d’un handicap majeur. Dans
le titre du film, l’expression «alive day» fait référence à la date où ces soldats ont échappé à la mort et qui restera pour toujours, comme leur date de naissance, gravée dans leur
mémoire.Les témoignages sont douloureux à regarder, lire ou entendre mais l'exercice échappe au voyeurisme.
Dawn, la jolie rousse qui a vu son bras gauche emporté par une roquette. Jake, le costaud ex-espoir du football américain, amputé d’une jambe, un bras en miettes, continue à vouloir défendre le drapeau et le rêve américain. Michael, la moitié du crâne en titane, aveugle, raconte que son mariage n’a pas résisté à l’épreuve et que, du coup, il s’est fait fabriquer un œil de verre serti des diamants offerts jadis à son épouse. Jay ne se souvient plus du prénom de ses enfants et doit téléphoner à son frère pour qu’il les lui rappelle. John, amputé des deux jambes, ne parle que de «l’accident». Eddie, deux balles dans la tête, fait des grimaces à l’équipe de tournage, comme un enfant de 2 ans, pendant que sa mère raconte son histoire…on a mal au coeur.
La mise en place de ces témoignages est toujours la même, comme pour mieux souligner la condition de soldat. Une brève présentation avec l’installation d’un soldat dans le fauteuil d’interview, un écran noir avec le nom, le grade, la date de naissance et la date de son «alive day». Puis les images de l’acte de guerre dans lequel le soldat a été blessé. Parfois, ces images sont extraites d’un reportage de journalistes accrédités par l'armée US. Dans d’autres cas, elles viennent des vidéos tournées par les rebelles qui les diffusent ensuite sur le Net. Vient enfin le témoignage, livré brut de décoffrage, qui raconte à «ceux qui n’y étaient pas» les jours de guerre en Irak, le retour forcément douloureux et la vie qui continue implacablement.
aperçu: http://www.youtube.com/watch?v=1HFjnfMlRqM
Au fil de ces dix histoires identiques dans leur déroulement mais, évidemment, toujours singulières, les messages s’entremêlent, parfois contradictoires. Réquisitoire en creux contre la guerre et l’administration Bush, patriotisme comme valeur intrinsèque au mode de vie américain, réminiscence du traumatisme post-Vietnam, hommage aux héros de la nation…
Que l’on soit américain,occidental, ou juste être humain, difficile de ne pas se sentir concerné, même de loin, par ce film, symptôme accablant d’une société malade et dépressive. Au moins, ces dix soldats auront été écoutés.


























dessin de Placide.
A la Courneuve, lors de la
fête de l'Humanité, le symbole a été sauvegardé: la gauche française, sous les traits de Marie-Georges BUFFET, de François HOLLANDE, d'Olivier BESANCENOT et de Cécile DUFLOS est toujours
unie!! La preuve: il ont pris la décision d'installer un comité de riposte commun contre Nicolas Sarkozy.

























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