Le "global warning" a lieu sous leurs yeux mais les conservateurs au pouvoir préfèrent ne pas regarder dans leurs yeux ce qui se passe au Canada.
Montréal victime de l'auto
Les autorités proposent un sérieux coup de barre pour protéger la santé publique
Louis-Gilles Francoeur
Édition du mardi 23 mai 2006
L'augmentation incontrôlée de l'utilisation de la voiture et en particulier des véhicules utilitaires sport (VUS) dans l'île de Montréal y entraîne cinq grands problèmes de santé publique, selon un bilan qui sera rendu public aujourd'hui par l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (ASSSM).
Ce document, obtenu par Le Devoir, propose un virage beaucoup plus radical qu'il n'y paraît de prime abord. Ainsi, les services de santé publique estiment que la Ville de Montréal, la région métropolitaine et Québec doivent modifier leurs stratégies pour ramener de 68 à 50 % d'ici 2020 la part de l'automobile dans les déplacements au profit des transports en commun et du «transport actif», soit la marche et le vélo sur une base annuelle. À l'heure actuelle, la part des transports en commun est de 22 % à la période de pointe matinale tandis que celle du transport actif s'élève à 10 %.
Afin de «réduire le nombre de déplacements automobiles» dans l'île, les services de santé publique privilégient deux moyens : «maximiser l'offre de transports en commun et de transport actif et dissuader l'utilisation de l'automobile privée, surtout pour des motifs de travail et d'études», en plus de recourir à «tous les moyens» connus pour réduire simultanément et «de façon substantielle les émissions polluantes» du parc roulant.
«Le statu quo, aujourd'hui déjà, coûte cher et nous prépare des lendemains encore plus difficiles», précise l'organisme gouvernemental.
Les hospitalisations et les décès par maladies cardio-respiratoires associées aux émissions polluantes, en particulier l'asthme chez les enfants et la mortalité précoce due au smog chez les personnes âgées, viennent en tête de liste des problèmes de santé associés à l'automobile à Montréal. Les mortalités prématurées dues aux épisodes de smog intense atteignent déjà le nombre de 1500 par année. Et le nombre de ces décès prématurés va aller croissant en raison du réchauffement du climat, qui va non seulement frapper les segments les plus fragiles de la population -- enfants et personnes âgées -- mais aussi les quartiers les plus pauvres, où on ne peut pas toujours se protéger avec une climatisation suffisante.
L'automobile frappe aussi durement ses adeptes car, note le rapport de l'agence gouvernementale, la concentration de contaminants atmosphériques à l'intérieur des voitures (composés organiques volatils et particules cancérigènes, monoxyde de carbone, etc.) peut atteindre jusqu'à dix fois celle qu'on retrouve dans l'air extérieur. Mais les victimes les moins consentantes vivent en bordure des grands axes routiers, où l'incidence des maladies est liée aux taux plus élevés d'émissions de toxiques et de bruit. Les concentrations d'ozone maximales relevées entre juin et septembre à Montréal correspondent à des augmentations du nombre de visites à l'urgence allant jusqu'à 22 % les lendemains d'épisodes de smog. Même chose pour les excès de mortalités, qui augmentent de 6,4 % à Montréal quand les particules très fines émises par les moteurs dépassent 12,5 parties par million dans l'air.
Les VUS, qui émettent 40 % plus de gaz à efet de serre que les voitures et dont le nombre a doublé en quelques années à Montréal, sont aussi les véhicules les plus mortels pour les piétons, les cyclistes, les motocyclistes et les automobilistes. Le rapport ne va pas jusqu'à dire qu'il faudrait les interdire en ville puisqu'ils sont responsables des problèmes les plus graves. Mais il précise clairement que la hausse des «droits» exigés par Québec à l'achat des VUS, qui sont passés de 30 $ à 150 $, est «dérisoire» et n'a aucun effet dissuasif à l'achat. Un système de redevance-remise, doublé d'un système d'inspection obligatoire, serait d'autant plus essentiel, selon les services de santé, que 20 % du parc roulant est en principe responsable de 80 % des émissions toxiques à l'origine des problèmes de santé les plus graves.
Le rapport met fin à une légende urbaine en démontrant que l'utilisation de la moto en ville est plus sécuritaire que celle du vélo, avec des parts respectives du total des cas d'hospitalisation de 6,6 % et 24,1 %. Quant aux décès en cas d'accident, les taux sont identiques pour les cyclistes et les motocyclistes, soit 5,5 % du bilan total. Ce bilan est dominé par les décès de piétons (46,7 %), suivi par les occupants des voitures (42,4 %), en raison évidemment du nombre très élevé de véhicules.
Les secteurs de Montréal les plus densément peuplés, comme le Plateau Mont-Royal, Rosemont et Ville-Marie (centre-ville), comptent presque un accident en moyenne par intersection. Par ailleurs, la majorité des accidents impliquant des humains sont attribuables à la vitesse : le rapport laisse clairement entendre que la vitesse est le résultat d'une publicité irresponsable, axée aussi sur la puissance inutile et la valorisation des VUS, comme celle qui stimulait la vente de cigarettes à l'encontre de toute logique sociale.
source: Le devoir


























a titre indicatif: le Canada compte 26 Honorables (contre 39 sous le gouvernement de Paul Martin)
dommage messieurs, je me serai bien prise au jeu un peu plus longtemps! Bravo encore a Alfredsson (si il faut qu'il reste), Spezza, Chiarra et toute l'equipe (sauf ceux qui ont mal joue 



























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