Le gouvernement québécois va ouvrir une enquête publique sur l'effondrement inexpliqué d'un pont autoroutier dans la banlieue de Montréal, qui a entraîné le décès de cinq personnes. L'ouvrage s'est écroulé sur l'autoroute qu'il franchissait, et les tonnes de béton qui se sont effondrées n'ont laissé aucune chance aux occupants des véhicules qui passaient au-dessous à ce moment-là, rapporte le quotidien. En 2000 déjà, un accident similaire avait provoqué un décès au Canada.
L'ancienne idole pop Cat Stevens, devenu il y a 29 ans Yusuf Islam, s'apprête à sortir son premier nouvel album depuis sa conversion à l'islam et son retrait de la musique commerciale. À 58 ans, l'artiste rejette avec force l'idée selon laquelle son retour à la musique serait une trahison de sa foi.
En 1977, Cat Stevens se sépare de sa guitare, change de nom et se retire du grand
cirque pop après avoir reçu un exemplaire du Coran. Il fait le vœu de consacrer sa vie à la foi musulmane. Ses nombreux fans sont désemparés. D'aucuns attribuent ce changement à l'épuisement physique, consécutif aux excès de la vie de vedette, qui avait affecté la santé du chanteur.
Et le voilà de retour. An Other Cup sort en novembre, présenté par la maison de disques comme «aussi émouvant et intemporel que les classiques qui ont inspiré une génération». Le disque est en tous caparaît-il un retour aux sources. Yusuf Islam a déjà prévenu qu'il serait familier à ceux connaissant ses anciens succès.
Yusuf Islam n'a, en fait, jamais cessé de publier des disques depuis trois décennies. Mais la plupart d'entre eux ont été des projets confidentiels liés à son activité religieuse. Le chanteur s'est investi au même moment dans de nombreuses activités caritatives, notamment son ONG reconnue par l'ONU «Small Kindness» et qui se consacre aux victimes des guerres ayant enflammé l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. L'ex-Cat Stevens, marié et père de cinq enfants, a aussi crée une école islamique à Londres.
Son ancienne popularité l'aide à faire connaître les causes qu'il défend. Mais ces dernières années, elle lui a plutôt fait du tort. En septembre 2004, l'avion à bord duquel il voyageait de Londres vers les États-Unis a été dérouté parce que son nom se trouvait sur la liste des passagers. Il s'est avéré que Yusuf Islam avait été inscrit par erreur sur une liste de personnes «à surveiller». Le chanteur barbu se veut philosophe à propos de l'incident, et assure être «prêt à pardonner et à oublier», pourvu qu'on lui fasse bon accueil la prochaine fois qu'il ira aux États-Unis.
Il aborde avec le même pragmatisme les critiques de certains, dans la communauté musulmane, contre son retour à la musique. «Je reconnais que certaines chansons et influences musicales sont haram (interdites), mais ce jugement ne s'applique pas à tout chanteur ni à la moindre note jouée», écrivait-il l'année dernière à ce sujet. «Il est vrai que la plupart de ceux qui achètent mes disques ne sont pas musulmans», poursuivait-il. «Mais beaucoup de ceux qui écoutent ces vieilles chansons admettent qu'elles représentent l'inspiration poétique de quelqu'un en quête, quelqu'un ayant soif de paix, et qui cherche à comprendre les mystères inexpliqués de la vie».
La premier extrait du nouvel album doit sortir en Grande-Bretagne en novembre.
Le député libéral Michael Ignatieff s'est imposé hier dans la course à la direction du Parti libéral, tandis que l'ancien premier ministre de l'Ontario Bob Rae et l'ancien ministre de l'Environnement Stéphane Dion se livraient une dure bataille pour la deuxième place.
Quelques 200 000 membres du parti sont appelés à élire en fin de semaine les 4312 délégués dans les 308 circonscriptions électorales qui choisiront le prochain chef du PLC à Montréal en décembre à l'occasion du congrès libéral.
Selon des résultats préliminaires publiés hier à 19h, M. Ignatieff avait obtenu 30,5% des délégués élus
(393 délégués). De son côté, M. Rae arrivait bon deuxième avec 21,6% (279 délégués) tandis que M. Dion suivait de près avec 20,8% (268 délégués).
Durant ce super week-end libéral, chaque membre du parti doit voter en faveur d'un des huit candidats en lice et élire 14 délégués par circonscription. Le nombre de délégués est ensuite réparti au prorata du pourcentage de vote obtenu par un candidat.
Avant de se faire élire, les délégués doivent préciser quel candidat ils comptent appuyer au congrès. Ils sont d'ailleurs tenus de voter pour ce candidat au premier tour de scrutin. Au deuxième tour, ils pourront voter comme bon leur semble.
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