Alain Carignon, proche de Nicolas Sarkozy, veut retrouver son siège à l'Assemblée nationale. Mais son ancien suppléant, Richard Cazenave, député sortant dans la première circonscription de l'Isère, ne veut pas laisser la place. Pour parvenir à ses fins, le sarkozyste Alain Carignon a procédé en plusieurs étapes : il s'est d'abord fait élire président de la fédération UMP de l'Isère. Il a ensuite obtenu de la commission nationale d'investiture du parti une décision toute en souplesse. La commission que préside Jean-Claude Gaudin a « proposé » Richard Cazenave pour l'investiture UMP dans cette circonscription, mais a « pris acte » qu'il y aurait un vote des adhérents pour départager les deux hommes. Nouveau pas vers la victoire pour Alain Carignon : 81 % des 350 membres du comité départemental de l'UMP viennent de se prononcer en faveur d'un vote, qui a eu lieu le 7 novembre auprès des 1 800 adhérents UMP de l'Isère. « J'espère que l'avis des adhérents sera entendu », déclare Alain Carignon, qui a toujours la passion de la politique. Ses ennuis judiciaires passés, l'ancien maire de Grenoble est dans une stratégie de reconquête du pouvoir, y compris à la tête de la capitale de l'Isère, où ses réseaux ont toujours été actifs, même en son absence.
Le 3 octobre 1996, le procureur Charpentier a requis de quatre à cinq ans de prison ferme contre Alain Carignon, les mots sont tombés comme des couperets. « La corruption est plus que la simple rencontre détonante entre le pouvoir et l?argent, elle est la gangrène qui ronge la démocratie », expliqua Bertrand Charpentier pour justifier sa sévérité. La 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon a condamné l?ancien maire de Grenoble à cinq ans d'emprisonnement dont trois ferme, ainsi qu'à cinq ans d'inéligibilité. Accusé d'avoir reçu pour 20 millions de francs de « cadeaux », de « présents » et d'« avantages » en échange de la concession de l'eau et du réseau d?assainissement de sa ville à la Lyonnaise des eaux et à la SDEI du groupe Merlin, Alain Carignon avait tout nié en bloc jusqu?au dernier jour de son procès. Se défendant bec et ongles d'avoir « jamais trahi ses fonctions » d'élu, il s'était pris les pieds dans des explications fumeuses et peu convaincantes, pour finir par lâcher : « Il n'y a pas un homme politique de ma catégorie qui n'ait pas fait tout cela, à tort peut-être, mais aucun ne s'est senti lié. »























Non, le Canada est loin d'être un pays "écolo", loi de cette image verte qui lui colle bizarrement à la peau. Ainsis, le pays a essuyé des critiques à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques, lundi, remportant le prix du «fossile du jour» à égalité avec l'Australie, tout en se classant 51e suune liste de 56 pays pour sa lutte contre les changements climatiques, selon un palmarès dressé par des groupes environnementaux.
Citant la ministre canadienne de l'Environnement, Rona Ambrose, selon laquelle le Canada est en voie de respecter ses obligations en vertu du protocole de Kyoto mais pas les cibles, Bernard Bigras, du Bloc québécois, a dit que ce n'est pas là la position à laquelle s'attendent des parlementaires de la part de la ministre de l'Environnement.
Le prix «fossile» a été attribué par le groupe environnementaliste Climate Action Network aux pays ayant le moins contribué aux progrès des pourparlers sur les changements climatiques. Et un groupe situé à Bonn, Germanwatch, a placé le Canada presque au bas de la liste des 56 pays dont la performance et les politiques en matière de changements climatiques ont été évaluées. Ensemble, ces pays produisent 90 pour cent du total mondial des émissions de dioxyde de carbone. 

Tué à côté de moi...
m'entourez. Vous me parlez. Vous êtes le monde et vous êtes moi. Je ne peux pas oublier que vous avez été des hommes vivants et que vous êtes morts, qu'on vous a tués au grand moment où vous cherchiez votre bonheur…"
échapper. On ne peut pas sortir du champ de bataille, alors maintenant on s'y cache. On creuse un trou; on s'enterre; on reste là. Si on vous trouve on vous traîne à la batterie et entre deux rangées de sacs à terre on vous fait sauter la cervelle. Bientôt il va falloir faire accompagner chaque homme par un gendarme. Cela dure depuis quinze jours. Depuis huit jours les corvées de soupe ne reviennent plus. Elles partent le soir à la nuit noire et c'est fini, elles se fondent comme du sucre dans du café. Pas un homme n'est retourné. Ils ont tous été tués, absolument tous, chaque fois, tous les jours sans aucune exception. On n'y va plus. On a faim. On a soif. Cela dure depuis vingt-cinq jours."































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