Présentation

Dimanche 8 novembre 2009

Vendredi..dernière soirée, mais la nostalgie n'est pas invitée. Non, ce sont encore les grimpeurs, aventuriers et autres amateurs de sensations fortes qui sont encore là.
La salle était pleine, la chaleur nous faisait croire que l'été grenoblois avait pris ses quartiers au Summum...Pas du tout! Nous n'étions pas à Grenoble: cette soirée "Ca s'est passé loin de chez nous" nous a emmenés en Norvège, à Madagascar, autour de la Dent Blanche, au Népal, au deça des 8000 mètres...Bref, une vraie bouffée d'air pur.

Stovelen et les garçons

Premier voyage tout en émotion avec la diffusion du film "The climb boat-Stovelen et les garçons" de Bruno Peronnet, l'histoire d'une bande de copains alpinistes qui décident de gravir un sommet rocheux de 860 mètres en Norvège.

Un documentaire qui, en plaçant au centre du propos la beauté des paysages des fjords norvégiens, alliée à la formidable amitié et la passion pour la montagne qui lient ces six hommes, rend un vibrant hommage à Gérald Durand. Guide de montagne annécien, et un des six grimpeurs de l'expédition, il s'en est allé cette année, dans un accident d'escalade au mont Cervin, en Italie.




Parenthèse à 8 000...
Et vous, qu'est-ce qui vous pousse à dépasser les 8000? Plus légère, plus drôle mais tout aussi intense. Un document extraordinaire qui relate l'aventure de huit alpinistes amateurs qui se lancent à l'assaut du Manaslu, le huitième  sommet le plus haut du monde, accompagné par le guide Paulo Grobel.

 

On découvre huit individus, presque comme vous et moi, coiffeur, chef d'entreprise, ingénieur ou éditeur, qui n'ont jamais, pour six d'entre eux, tenté l'ascension d'un 8 000 m, et qui se retrouvent à découvrir, ensemble, les dures réalités de la haute montagne.

Un lieu où comme l'explique le guide dans le film, « les imprécisions n'ont pas lieu d'être », que ce soit pour la nourriture et le matériel à emporter, ou la façon de s'encorder pour grimper jusqu'au sommet. Et si ce dernier ne sera jamais atteint par nos huit grimpeurs, la faute à une tempête de neige impressionnante, on sent sur les visages, souvent marqués, la satisfaction d'avoir réussi quelque chose de grand.

Are you experienced?

Are you experienced ?" de Patrice Glairon-Rappaz, retrace l'ouverture d'une voie en style alpin sur une grande face de l'Himalaya par le réalisateur et son ami Stéphane Benoist. Des images spectaculaires des deux hommes qui réalisent un rêve qui leur tenait à cœur en s'attaquant à cette voie si difficile et périlleuse, mais aussi si belle aventureuse.













Madagascar vertical..
Les images parlent d'elles mêmes...10 jours à l'attaque de la paroi du Karambony. Just watch

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Vendredi 6 novembre 2009

Au soir du 9 novembre 1989, «comme tous les jeudis soirs», la future chancelière de l'Allemagne réunifiée se détendait... au sauna.

«Je suis allée au sauna comme tous les jeudis soirs avec une amie et quand j'en suis sortie, le poste-frontière de la Bornholmer Strasse (l'un des premiers ouverts le soir du 9 novembre, entre Berlin-Est et Berlin-Ouest) était ouvert, et alors je suis passée de l'autre côté», a raconté Angela Merkel dans une émission sur la chaîne publique ARD.

Cette nuit-là, à Berlin-Ouest où elle se mêle à la foule des Allemands de l'Est qui viennent de franchir le Mur, «je me suis retrouvée dans un appartement avec de parfaits inconnus et on nous a offert une canette de bière», a-t-elle ajouté.

Auparavant, la chancelière, qui à l'époque était une physicienne de 35 ans à l'Académie de sciences de Berlin-Est, avait appelé sa mère, Herlind Kasner, pour l'inviter à aller manger des huîtres dans un palace de Berlin-Ouest.

«C'était une blague récurrente entre nous. Nous disions que nous voulions aller manger des huîtres au Kempinski quand la frontière tomberait», a poursuivi la chancelière, précisant que ni l'une, ni l'autre n'y croyaient vraiment. Ce soir-là, elle a pourtant prévenu sa mère: «Fais attention, ça pourrait arriver bientôt!».

Angela Merkel, devenue en 2005 la première dirigeante allemande originaire de l'ex-RDA, est née à Hambourg. Mais alors qu'elle n'avait que quelques mois, ses parents se sont installés en RDA. Son père, le pasteur Horst Kasner avait accepté un poste dans la petite ville de Templin (nord de Berlin), pour évangéliser la RDA communiste.

La chancelière, réélue pour quatre ans à l'issue des élections législatives du 27 septembre, a entamé sa carrière politique juste après la chute du Mur avant de devenir ministre d'Helmut Kohl. Bien que vivant derrière le Rideau de fer, elle avait l'occasion de se rendre en RFA, notamment chez sa grand-mère à Hambourg.

Mais la chancelière a toujours refusé de quitter la RDA en raison des liens familiaux et amicaux qu'elle y avait. Cela aurait été «un pas difficile de quitter le monde (dans lequel je vivais), c'est pour ça que je ne l'ai pas fait».

En ce 20ème anniversaire, on peut dire que la Chancellerie a mis le paquet...hier soir, U2 a fait le show mais irrité aussi, en protégeant l'accès à la porte de Brandebourg et à la scène avec ...un mur.

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Mercredi 4 novembre 2009

Le 4 novembre 1979, des étudiants islamistes avaient pris d'assaut l'ambassade américaine avant de prendre en otage ses diplomates, détenus pendant 444 jours. Les relations diplomatiques entre Téhéran et Washington avaient ensuite été rompues. Depuis cette date, une manifestation, que nous ne pourrons tout de même pas appeler commémoration, est organisée tous les ans devant l'ancienne chancellerie.

Mais, cette année 2009 voit les Iraniens se saisir de toutes les évènements officiels, manifestation officielle anti-américaine ou autre, pour faire entendre au gouvernement leur colère. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Ahmadinejad, Khamenei et leurs sbires font des efforts pour ne rien savoir. La police déployée en force à Téhéran, des membres des forces de sécurité habillés en civil et la milice islamique des Bassidj ont tiré ce matin des gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants de l'opposition qui tentaient de se rassembler dans le centre de Téhéran. Un nombre indéterminé de manifestants ont été blessés ou arrêtés...et emmenés on ne sait où.

Le numéro un iranien, dont les propos avaient été diffusés par l’agence officielle Irna, avait averti que “les personnes simple d’esprit et mal intentionnées” ne pourraient “pas dérouler un tapis rouge aux Etats-Unis”.


Mais, malgré l'interdiction des autorités, les partisans de l'opposition qui conteste la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad sont descendus dans la rue. Aux cris d'"Allah Akbar (Dieu est le plus grand)" et "Mort au dictateur", plusieurs centaines de partisans de l'opposition se sont dirigés en petits groupes vers la place Haft-e Tir dans le centre de Téhéran.

A quelques centaines de mètres de la place Haft-e Tir, des milliers de personnes étaient rassemblées devant l'ancienne ambassade des Etats-Unis.

Arborant des drapeaux iraniens et portant des pancartes sur lesquelles on peut voir "l'oncle Sam" recevoir des coups sur la tête, ils ont crié les slogans habituels de "Mort à Israël" et "Mort à l'Amérique". S'adressant aux manifestants, un ancien président du Parlement, Gholam Ali Hadad Adel, a déclaré: "le peuple iranien changera son point de vue à l'égard des Etats-Unis lorsqu'ils auront réellement changé leur attitude à l'égard de l'Iran". "Nous disons aux responsables américains, n'essayez pas de nous faire peur avec la menace de sanctions, le peuple iranien est prêt à faire des sacrifices", a-t-il ajouté en référence aux menaces de l'Occident d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé.

Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a, à l'occasion de cet anniversaire, affirmé que l'Iran devait "choisir" entre rester fixé sur le passé ou ouvrir la voie à "plus d'opportunités, de prospérité et de justice" pour son peuple.

Cet anniversaire survient alors que la communauté internationale, Etats-Unis en tête, a mis encore la pression sur l'Iran, lui demandant de répondre rapidement au projet d'accord de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur son programme nucléaire.

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Mardi 3 novembre 2009

Le refus d’Abdullah Abdullah de prendre part au deuxième tour de la présidentielle afghane prévu le 7 novembre fait date. S'il a permis à Hamid Karzai d’être déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, cela a été également le moyen le plus élégant de renvoyer sur les roses les alliés occidentaux d’Abdullah. Pour le chef d’Etat, Abdullah était comme ce cheval de Troie des puissances occidentales.

Afficher l'image en taille réelleC’est maintenant que le vrai jeu politique va commencer, dans le plus pur style afghan. Plus besoin de faire semblant. Au centre de l’arène politique se dresse Karzai. Il a clairement pris sa revanche sur les Etats-Unis et leurs alliés, mais il ne va pas oublier de sitôt tous les efforts entrepris depuis un an afin de le tourner en ridicule et le faire chuter.

Mettez trois anglo-saxons au pays de l'opium....Ce sont en effet ces trois personnalités qui se patageaient jusque là le àle mérite d'avoir convaincu le président afghan, officiellement et frauduleusement réélu le 20 août par 54,6 % des voix, d'accepter, après deux mois de refus buté et de tergiversations, de remettre son titre en jeu et de consentir à un deuxième tour : les Américains Hillary Clinton et John Kerry et le Britannique Gordon Brown.

Hillary Clinton a attaqué la première : dès le lendemain du premier tour de l'élection présidentielle et alors que la rumeur de fraudes massives s'amplifiait au point de ridiculiser tous les parrains occidentaux du scrutin, elle avait téléphoné à Karzaï pour lui recommander de ne pas crier victoire en attendant des résultats "sûrs et incontestables". Mais la diplomatie américaine a parfois le chic pour se prendre les pieds dans le tapis. Car à peine la secrétaire d'État avait-elle raccroché que Richard Holbrooke, envoyé spécial du président Obama en Afghanistan, se pointait à Kaboul: il a essayé de bousculer Karzaï en le sommant de reconnaître sur-le-champ qu'il y avait eu des irrégularités dans les votes et de renoncer à une victoire qui ne manquerait pas de provoquer le chaos dans le pays.

Cela a eu pour résultat de pousser Karzaï à faire exactement l'inverse de ce qu'Hillary Clinton lui avait déconseillé. Il s'est proclamé vainqueur, ce qui a amené la communauté internationale à riposter et à mettre en place, sous l'égide de l'ONU, une commission électorale des plaintes dirigée par un Canadien qui a commencé à recenser les fraudes.

Mais contester une élection au moment précis où l'on veut, comme Obama, relancer un effort militaire qui doit impérativement s'appuyer sur l'armée d'un pouvoir afghan indiscutable, c'était un peu comme verser de l'eau dans une carafe dont le fond est en train de céder. Il y avait urgence à colmater la fuite.

C'est alors qu'Obama a dépêché sur place son ami John Kerry, président de la commission des affaires étrangères du Sénat. L'ancien candidat à la présidence n'est certes pas un diplomate, mais c'est un fin politique. Il a habilement rassuré Hamid Karzaï en lui promettant qu'il garderait le soutien des Américains lors d'un nouveau scrutin et que ceux-ci, quoi qu'il arrive, ne le laisseraient pas tomber. Et c'est le Premier ministre britannique Gordon Brown qui, le week-end dernier, a parachevé l'oeuvre: représentant d'un pays avec lequel les Afghans entretiennent des relations particulières, qui datent du temps où les guerriers pachtounes ont mis en déroute l'armée des Indes, en 1839, à la bataille de la passe de Khyber, il a pris Karzaï par la vanité. Se montrer fair-play en acceptant un second tour lui vaudrait le respect et la reconnaissance de toute la communauté internationale (à défaut de celui de son peuple).

Et, dès le 20 octobre, à l'annonce de la tenu d'un second tour, Karzaï, alors en ballottage, a reçu d'innombrables coups de téléphone de félicitations, à commencer par celui de Nicolas Sarkozy.

Mais Karzaï a sa dignité. Il a bien accepté de ne pas avoir atteint les 50 % des voix dès le premier tour, mais seulement 49,67 %... à 0,33 % de la majorité. On peut sans peine imaginer les discussions de bazar persan qui ont officialisé le chiffre - bien sûr bidonné, comme l'était le précédent - de cette presque victoire.


Les Afghans ne sont pas habitués à la manière dont les Occidentaux remuent la boue au nom de la démocratie. Le dernier coup porté a été celui du New York Times, qui a présenté le frère du président, Wali Karzai, comme un trafiquant de drogue. Le général Khodaidad Khodaidad (si si) en personne, ministre afghan chargé de la lutte contre le trafic de narcotiques, a répliqué au quotidien new-yorkais, en ouvrant le débat sur le secret le mieux gardé d’Afghanistan : le rôle des troupes étrangères dans le trafic de drogue. Lorsqu’il a assuré, le 1er novembre, que les contingents américains, britanniques et canadiens de l’OTAN “taxaient” la production de l’opium dans les régions sous leur contrôle, il a voulu transmettre un sérieux avertissement aux Américains de la part de Karzai.

Les occidentaux vont surement payer au prix fort leur ingérence, mais la question reste posée: et les Afghans dans ce "mess"?

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Dimanche 1 novembre 2009

Certains de ses contemporains parlaient de lui comme du "Picasso en sabots", d'autres le pensaient fou ou sorcier, et les sphères parisiennes ont longtemps boudé ses oeuvres. Et pourtant, après sa mort en 1964, Gaston Chaissac est devenu un membre à part entière de Histoire de l’Art moderne. Et pourtant, une de ses peintures, datée de 1961/1962, intitulée Femme de Vix, a été vendue pour 90 000 euros.

Et pourtant, en voyant ses dessins, Otto Freundlich a déclaré : "Un maître nous est né".

C'est donc à du sérieux que s'attelle le Musée de Grenoble..une initiative originale qui au premier jour de l'exposition semble avoir séduit. Le Musée a fait le plein tout le dimanche (l'entrée étant gratuite tous les 1ers dimanche du mois).

Gaston Chaissac était un autodidacte : il a appris à peindre et dessiner seul sans jamais fréquenter une école d'art. Pour réaliser ses oeuvres, il utilise les matériaux les plus variés : papier kraft, morceaux de papiers peints, vieux paniers, vieux journaux, débris de vaisselle, pierres, morceaux de cuir ou d'ardoise, couvercles de lessiveuse, bouts de bois, vieilles planches et même des épluchures, des coquilles d'huîtres et des os...En fait, il récupérait ce que la société rejetait. Peignant tel un enfant, il a cultivé sa différence et évité toute les influences.
De fait, nous aimons bien faire des rapprochements: "tiens, ça me rappelle...." ou bien encore "on dirait..." Mais ici, rien de tel. Des totems, des tôles froissées, des encres de chines entortillées...la signature est la même, unique: CHAISSAC.


Les salles suivent le temps et on voit l'artiste s'interroger, s'amuser...Ses dessins à l'encre de chine deviennent progressivement de grands morceaux peints à même le bois avec des couleurs éclatantes. La construction est encore une fois intelligente. Elle nous amène à penser que Chaissac était à son apogée peu avant sa mort.
Comme l'explique Guy Tosatto, le directeur du musée de Grenoble, qui a monté cette exposition retrospective avec Annie Chaissac, la fille de l'artiste : "Revenir à Chaissac aujourd'hui, alors qu'il aurait eu cent ans en 2010, c'est réaffirmer avec force la place de premier plan qu'il occupe dans l'art français d'après-guerre, grâce à la profonde originalité de son oeuvre et à la liberté formidable dont elle témoigne."

Jusqu'à la fin du mois de janvier, l'exposition Gaston Chaissac- Poète rustique et peintre moderne, vous attend. C'est certainement à voir, et ce à tous les âges.

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Mardi 20 octobre 2009

"Si nous ratons l’enjeu historique [que représente le grand emprunt], ce sera une faute historique. » Henri Guaino a dégainé les grands mots pour faire bonne figure. Le grand emprunt, c’est son idée. Et ce matin, au micro de France Info, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a dû à nouveau le défendre. Mais c’est une défense d’équilibriste qu’il pratique maintenant depuis de longues semaines puisque la commission présidée par les duettistes Juppé et Rocard n’a pas officiellement rendu ses conclusions. Le montant par exemple ? « Pour l’instant, c’est prématuré… », répond Henri Guaino. Sera-t-il levé auprès des particuliers ou fera-t-on appel aux marchés ? « Le gouvernement, explique-t-il, retiendra la solution la plus efficace », la solution la « moins chère possible ».
Pourtant, tout porte à croire que les réponses à ses questions, le conseiller du chef de l’Etat les a déjà. À commencer par le montant. L’ambition du conseiller spécial est de lever une somme conséquente : aux environs de 80 à 100 milliards. Il ne serait pas étonnant qu’au final, le grand emprunt permette de mobiliser beaucoup moins. Michel Rocard a même lâché le chiffre de 30 miliards après qu'Alain Juppé ait estimé, voici quelques jours, que 50 milliards constitueraient une « fourchette haute ».

Le grand emprunt n’aurait alors de « grand » plus que le nom et ne se différencierait que très peu des opérations que l’Etat pratique chaque jour sur les marchés. Mais les enjeux sont pourtant bien là. Henri Guaino l’a rappelé ce matin. Il s’agit de financer des « infrastructures » futures pour faire face aux « révolutions vertes et numériques ». Des enjeux que la plume du président n’a d’ailleurs pas hésité à comparer à une autre révolution : la « révolution industrielle ». Des enjeux de taille qui auraient nécessité un emprunt de taille.

 

Sauf surprise de dernière minute, il y a peu de chances qu’on demande aux Français de mettre la main à la poche … Argument de Guaino ? L'emprunt coûterait moins cher sur les marchés. Ca se discute : s'il s'agissait de proposer aux Français de contribuer à des investissements ambitieux, susceptibles d'améliorer l'emploi et de faciliter l'avenir de leurs enfants, ils auraient peut-être accepté une rémunération modeste du capital investi, surtout dans un contexte de déshérence financière. En fait, dans le domaine de l'emprunt d'état tout est dans tout, et un emprunt bridé, modeste, n'est pas attractif pour les particuliers et doit, de ce fait être proposé aux marchés financiers. Dès lors, la différence avec le déficit public courant tend à se réduire.

  

Un emprunt conséquent pour financer des dépenses d’avenir, c’est d’ailleurs ce que le PS aurait pu exiger. Mais du côté de la rue de Solférino, on a choisi la posture de la rigueur. On considère que le grand emprunt, c’est du déficit supplémentaire, que les dépenses publiques ne le permettent pas. L' argumentaire est bien rôdé. Les Français aimeront cette douce ritournelle. L’emprunt, ... euh, comment dire? Les socialistes aimeraient que le gouvernement reviennent sur toutes les baisses d’impôts passées et à venir comme le bouclier fiscal ou la suppression de la taxe professionnelle. De quoi, disent-ils, mobiliser 30 milliards en deux ans. Mais l’un n’empêche pas l’autre. Au contraire. À la question, grand emprunt ou retour sur toutes les baisses d’impôts, on pourrait répondre : les deux!

Publié dans : Reflexions
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Lundi 19 octobre 2009


Depuis quand une élection se gagne sur les tatamis et autres podiums télévisuels? Depuis quand la popularité sportive fait office de crédibilité politique? Depuis quand un ancien judoka, certes champion du monde et olympique, est élu avec 34% de participation?
«Bravo mon David. Tu es la meilleure réponse qu'on pouvait avoir», s'est réjouit le préside de la république. David Douillet (40 ans) remercie le chef de l'État. Il est ensuite applaudi par toute son équipe, par le patron de l'UMP, qui est venu en personne à Poissy et, bien sûr, par les élus des Yvelines dont Valérie Pécresse et Pierre Cardo, député de la circonscription voisine et véritable mentor de l'ex-judoka pour son baptême du feu électoral.

Accueilli par ses supporteurs telle une rock-star, David Douillet est monté à la tribune du Centre artistique de Poissy. Satisfait d'avoir rempli son contrat, le nouveau député UMP a confié que son élection était le «résultat de cinq semaines de travail sur le terrain à écouter les électeurs». «Les gens ont compris que je n'étais pas là pour faire du cinéma, mais pour travailler. Une campagne, ça se gagne sur le terrain, pas à Paris avec les journalistes», a lancé l'ex-champion des tatamis, ajoutant que la polémique sur Jean Sarkozy ne l'avait pas pénalisé. «Si cela avait été le cas je ne serais pas là.»




Si on peut lui accorder la chance du débutant, il va néanmoins falloir qu'il travaille la cohérence de son programme, le gros David...pas évident d'être un pion au service du Maître de l'Echiquier lorsqu'on avait l'habitude de mettre échec et mat ses adversaires.

Publié dans : Le gouvernement Sarko
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