Présentation

Dimanche 6 décembre 2009 7 06 12 2009 11:50

La soirée des Miss France, c'était une occasion de plus de mettre en avant la France, ses femmes, ses charmes..bref, le charme à la française. Eh ban, nous revoilà avec ce bon vieux débat autour de l'identité nationale.
Car, qu’est-ce qui mêle le mieux maillots de bain un peu ringards, Claude François, valeurs et régionalisme français?

Samedi soir d’élection de Miss France, sur TF1, ... moins de 8 millions de téléspectateurs mais je me demande pourtant pourquoi ce type d'émission est encore populaire en France.

1) Il y a déjà l’ambiance sur le plateau: des filles, âgées de 19 à 22 ans, dont les bras manquent de se casser et qui défilent en maillot de bain (une pièce, puis deux pièces une fois les esprits échaudés) sous le regard un brin libidineux de ces messieurs.
Servez-vous!
2) Il y a aussi le discours entourant la Miss, volontiers rétrograde: les filles se doivent d’être sensuelles, souriantes, maquillées et respectables. Bref, d’être des brues idéales....Elles font un Master en communication ou passent un brevet de technicien supérieur en esthétisme..et suivent les "10 commandements". là, TF1 a fait fort en ajoutant un aspect quelque peu judéo-chrétien au règlement des Miss..non, non, tu ne feras pas de publicité pour les produits laitiers!

Alors, l’émission de cette année a déployé quelques efforts pour “déringardiser” ce rituel de fin d’année en mixant, par exemple, Black Eyed Peas et Claude François, en panachant fanfare et Bjork. Mais on ne change pas une formule qui gagne: en 23 années d’existence télévisuelle (et après 63 Miss élues), ces “sublimes créatures” prétendantes au trône peuvent encore réunir un paquet de téléspectateurs à coups de défilés en costumes régionaux et de sourires “ultrabright”...et tant pis pour les vannes sur le téléthon de la 1.

Fait amusant, Endemol est propriétaire de la société Miss France. Le conservatisme de la marque Miss France tranche volontiers avec le caractère, disons, plus contemporain, des émissions de télé-réalité qui ont popularisé Endemol (Loft Story ou Star Academy).

On peut ressentir toutefois un certain malaise face au discours au mieux kitsch, au pire rétrograde des Miss. À quoi servent encore ces élections régionales, nationales et ce titre? Attiser les fiertés régionalistes? A faire rêver les fillettes?
A mettre en avant Christian Estrosi, Maire de nice et fervent supporter de la video-surveillance et autre couvre-feu? A se rendre compte qu'Arielle Domsbale, qui pourrait être la mère de ces demoiselles, pourrait tout aussi bien concourir? A voir la vraie fausse divertsité de la maison TF1, dont est issu le jury?
Mais si Miss France représentait vraiment les françaises, comme elles le souhaitent toutes, eh bien elle commencerait par se mettre aux tâches ménagères.
Ou alors, la société assume pleinement le co^té 'show" de ce type d'émission et ça devient un vrai divertissement...alors, oui, le charme à la française risquerait de s'américaniser...et mince, on retombe sur ce concept d'identité nationale...qui ne contient absolument pas d'autodérision.Décidément, une soirée d'(absence) de réflexion pour rien.

Publié dans : la rubrique psy!
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 11:34

La lecture des titres de la presse suisse d'aujourd'hui  donne immédiatement le ton: les journalistes suisses sont à la fois surpris et insatisfaits du vote de dimanche. C'est ainsi, par exemple, que l'on peut lire «Le oui de la peur» dans la Tribune de Genève ou encore «Le coup de massue» dans Le Temps.Les éditorialistes n'ont aucun doute sur le fait que la décision des Suisses est fondée sur la «peur», un mot qui revient dans presque tous les commentaires et dans les trois langues nationales.

EN CHIFFRES - 57,5% des Suisses ont accepté dimanche l'initiative anti-minarets.

Le taux de
participation a été inhabituellement élevé (53%) lors de ce scrutin.

Seul un canton alémanique, le demi-canton de
Bâle-Ville, a refusé l'initiative.

Trois
cantons romands ont également dit non: Genève (59,7%), Vaud (53,1%) et Neuchâtel (50,8%).

Avec un taux d'approbation dépassant les 70%,
Appenzell Rhodes-intérieures (71,5%) se pose en champion du oui à l'initiative, suivi par Glaris (68,8%) et St-Gall (65,9%).

Le Valais, le Jura et Fribourg figurent aussi dans le
camp des anti-minarets, bien qu'avec des scores plus modestes (respectivement 58%, 51,2% et 55,9%).


L'interdiction des minarets fait bien évidemment les gros titres de la presse nationale.ll règne une «peur diffuse» de l'islam, juge ainsi la Südostschweiz, pour qui «les initiants sont parvenus à jeter un éclairage sur les côtés sombres de l'islam». Pour le quotidien La Liberté, les Suisses ont été motivés par «des craintes liées à l'islamisation du pays et à un brassage de populations qui va trop vite».

Cette analyse est partagée de l'autre côté des Alpes. C'est ainsi que La Regione Ticino écrit: «Le vote exprime un malaise qui va plus loin que le thème spécifique de la construction des minarets. Il exprime et fait la somme de sentiments d'insécurité et de peur. On y lit la crise d'identité à laquelle sont confrontés aujourd'hui les citoyennes et les citoyens suisses...».

Mais pour certains commentateurs, la peur de l'islam n'explique pas tout. Ce vote peut aussi être perçu comme un vote de protestation contre toutes une série de facteurs: la crise économique, les changements de société, l'affaire Kadhafi et les actions contestée du président de la Confédération pour la résoudre, etc.

«A ces sentiments diffus – de peur envers le fondamentalisme islamique – s'est ajouté ces derniers mois pour les Suisses l'arrogance d'une tyran musulman comme Kadhafi qui retient deux de nos concitoyens en otages et a demandé de rayer la Suisse de la carte du monde», note ainsi le Corriere del Ticino.Et pour la Tribune de Genève «certains, polytraumatisés de la crise ont glissé dans l'urne un vote de protestation et de méfiance plus que de haine et de

Quoi qu'il en soit, les faits sont bel et bien là; en interdisant la construction de minarets, les Suisses ont choisi de stigmatiser une religion. Or pour les commentateurs, cette attitude ne cadre pas avec la Suisse qui a toujours recherché la paix entre les religions.

Pour avoir bûché sur la création de la Suisse et l'unicité de son modèle constitutionnel, je peux vous dire que cette remise en cause de la paix religieuse pose la question de la volonté de former une nation (Willensnation). Cela va bien au delà du débat français sur l'identité nationale...La nation suisse n'est pas né d'un pouvoir centralisateur mais bien de la volonté d'être plus forts ensemble que seuls.
Or, la population semble l'avoir oublié depuis quelques temps déjà. Alors, tant que l'UDC ne réalisait que quelques coups médiatiques et autres percées électorales dans certains cantons, on pouvait se dire que c'était leur problème (à ces cantons). L'étape du repli identitaire était donc enclenchée...l'UDC l'a bien compris par cette votation confédérale. Ce ne sont plus les cantons qui se referment sur eux-mêmes, mais la Suisse qui se ferme aux autres. Quelle consécration pour l'UDC et les multiples peurs qu'elle instrumentalise!
C'est sûrement dans ce constat qu'il faut chercher la raison des éditorialistes helvétiques...La Suisse est jugée, la Suisse est le pays qui a dit non aux minarets...Les électeurs ont voté dans le secret des isoloirs, les journalistes voient le résultat à la lumière d'un monde ouvert et global.
Alors, ce matin, les discussions de la pause café ou cigarette tournent probablement autour des conséquences possibles de ce vote. Pour l'heure, il n'est pas facile de déterminer qu'elle en sera la nature. Sanctions économiques, problèmes juridiques, voire même attentats?

En revanche, une chose est sûre. Ce vote va ternir l'image de la Suisse dans le monde. Sa crédibilité risque de s'écrouler à la faveur d'un coup de gueule, certes de portée symbolique, mais aux conséquences incalculables...pffff, envolée la neutralité bien aimée!! Envolé le rôle de médiation!! Et 24heures de rajouter: «l'interdiction de construire des minarets vient s'ajouter à une liste déjà embarrassante d'affaires économiques et politiques, qui place notre pays en position de faiblesse sur l'échiquier international».

Publié dans : Suissitude
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 15:35

ANTI-TURC NOTOIRE- La nomination du premier ministre belge, Herman Van Rompuy , à la présidence permanente du Conseil européen, suscite quelques inquiétudes en Turquie. Avant cette promotion, cet homme politique belge était pratiquement inconnu du grand public en Europe, mais ce handicap a sans doute plutôt joué en sa faveur, les leaders européens, en particulier ceux des grands pays comme l’Allemagne et la France, ne souhaitant pas spécialement voir accéder à ce poste une personnalité trop forte et trop influente, comme par exemple, l’ex-premier ministre britannique Tony Blair. Le fait que Herman Van Rompuy vienne d’un petit pays et qu’il soit conservateur, le qualifiait aussi pour cette responsabilité nouvelle. Par souci d’équilibre politique, en effet, l’autre fonction européenne importante créée par le Traité de Lisbonne, celle de Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, a été confiée à Catherine Ashton, une travailliste britannique. Au-delà de ces atouts, qui en faisaient donc un bon candidat de compromis, ce sexagénaire chrétien-démocrate et néerlandophone, a bénéficié également de la réputation de conciliateur habile et patient qu’il a acquise à la tête du gouvernement d’une Belgique profondément divisée par les conflits communautaires.
Toutefois, en Turquie, où l’on a été peu sensibles à ces considérations européo-européennes, ce qui inquiète surtout, c’est que le nouveau président européen apparaisse comme un adversaire déclaré de l’adhésion de la Turquie à l’UE. Dans un discours prononcé, en 2004, devant le Conseil de l’Europe, réuni au Parlement belge, Herman Van Rompuy avait déclaré que « la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et n’en ferait jamais partie ». De façon particulièrement inquiétante pour les Turcs et au delà pour toutes personnes laïques, Herman Van Rompuy avait fondé cette opinion sur le caractère chrétien de la communauté européenne, affirmant que « les valeurs universelles de l’Europe, qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdraient de leur vigueur avec l’entrée d’un grand pays islamique tel que la Turquie ».

Il n’est donc pas étonnant que la nomination d’Herman Van Rompuy pour la fonction, qui est désormais la plus haute de l’UE, ait provoqué de vives réactions en Turquie. Ainsi, un journal turc n’a pas hésité à titrer, à la une, que le premier Président de l’Europe était un anti-turc notoire, tandis que le vice-président pour les affaires étrangères de l’AKP, Suat Kınıklıoğlu, émettait l’hypothèse que la France et l’Allemagne avaient choisi de soutenir Herman Van Rompuy, précisément à cause de son hostilité à la candidature turque.

Ces craintes peuvent néanmoins être nuancées pour plusieurs raisons. D’abord, depuis ce discours de 2004 devant le Conseil de l’Europe, Herman Van Rompuy ne s’est plus fait remarquer par des déclarations hostiles à la Turquie. Moins révélateur des priorités de son agenda politique personnel, ce discours doit plutôt être considéré comme le propos électoraliste d’un politicien qui était alors dans l’opposition.
Ceux qui comprennent le néerlandais pourront d'ailleurs comprendre que suite à son élection, Van Rompuy esquive la question d'un journaliste belge sur l'entrée de la Turquie en renvoyant vers d'autres structures européennes ("mon avis en la matière compte peu".)




Ensuite, même si les pires appréhensions des médias turcs, quant aux convictions profondes du nouveau président européen sur la candidature d’Ankara, devaient se confirmer, il est probable que cela n’aura pas de conséquences majeures. La nouvelle présidence européenne est en effet conçue comme une institution d’intégration à usage interne ; la tâche qui consiste à forger la politique extérieure commune est plutôt celle qui est dévolue au nouveau Haut représentant de l’UE, un poste qui a été attribué, le 19 novembre également, à une Britannique généralement considérée comme favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE. L’équation finale résultant des nominations à ces deux postes, créés par le Traité de Lisbonne pour renforcer politiquement l’UE, n’est donc, au bout du compte, pas si défavorable à la Turquie.

( zaman gazetesi: http://www.zaman.com.tr/yazar.do?yazino=919392&keyfield=76616E20726F6D707579)
Publié dans : türkiye
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 10:22

S'il est des livres qui prennent un relief particulier sous les rampes de l'actualité, "Hold uPS, arnaques et trahisons" est de ceux-là.

Lire l'ouvrage d'Antonin André et Karim Rissouli à la rentrée pouvait s'avérer instructif. Il est cependant bien plus intéressant de s'en servir aujourd'hui pour expliquer les psychodrames internes et si inhérents au parti socialiste français.

 

1) Vincent Peillon, le lion qui a décidé de rugir dans sa savane

Les rencontres de Dijon devaient être SON événement. Il n'a reculé devant aucune trahison, devant aucun retournement d'alliance et a sacrifié tellement qu'on viendrait presque à le comprendre, Vincent Peillon.

 

Vincent Peillon et Ségolène RoyalLes "amabilités" entre Peillon et Royal portent sur la direction du courant Espoir à gauche . La présidente de Poitou-Charentes a annoncé avoir confié "l'animation" de ce courant, "son" courant, à un trio de proches. Interrogée mardi soir sur Canal+, elle a, dans un premier temps, affirmé qu'il fallait "reporter après les élections régionales l'organisation" du mouvement. Avant d'ajouter, donc : "D'ici là, j'ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d'animer le courant, avec, bien sûr, tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible." Paisible ? Ce n'est pas gagné : son ex-lieutenant Vincent Peillon, qui s'est imposé ces derniers mois à la tête dudit courant et a d'ores et déjà rétorqué qu'il n'entendait pas se laisser "congédier" par Ségolène Royal.

Et, il a raison de se battre, Vincent Peillon. Tous ses camarades "présidentiables" pourront le lui expliquer, si besoin: une élection se gagne avec des réseaux.

Il pensait Ségolène éloignée, il pensait s'être rapproché suffisament de Martine Aubry en acceptant un parachutage aux européennes dans la région Sud Est provoquant incidemment l'ire d'un autre royaliste, Gérard Collomb.

Car, la présidentielle, il y pense…pas celle de 2012, qu'il estime déjà perdue mais celle de 2017.

Alors, ce qui se joue par médias interposés en ce moment et que Martine Aubry préfère ne pas voir, est peut-être moins anodin qu'il n'y paraît. Vincent Peillon y joue en effet sa survie politique.

L'éléphant Ségolène aura-t-elle raison du Lion Peillon, qui a sorti les griffes à un moment pas si opportun que ça?

 

 

2) Opération DSK, tout en stratégie

Nicolas Sarkozy et ses proches l'ont toujours pensé: le danger pour l'élection présidentielle à venir s'appelle DSK. C'est donc toute une stratégie qui a été mise en place.

Un homme politique ayant a fortiori de l'ego, il n'a pas forcément été trop difficile d'appâter l'homme. Economie, prestige international, une cris financière..tous les éléments désignaient la présidence du FMI, qui aurait au moins le mérite d'éloigner DSk de Paris et au mieux, il se prendrait les pieds dans le tapis de la crise.

L'étape numéro deux est beaucoup plus insidieuse. Car l'aura de DSK augmente à mesure de la rénovation qu'il a initiée à Washington. La parution d'un sondage donnant DSK comme seul vainqueur potentiel face à Sarkozy en 2012 n'est rien d'autre qu'un contre-effet. Et oui, si la côte de popularité de DSK augmente auprès des Français, elle diminue d'autant auprès des militants socialistes..Des manœuvres habiles de la droite laissent penser que DSK aurait pu se rapprocher de politiques trop libérales. Or, il faudra bien franchir à un moment ou à un autre la barrière des primaires.

DSK se lancera t-il dans les chamailleries dignes d'une cour de récréation alors qu'il côtoie les grands de ce monde? On comprendrait que non.

 

3) Les franc-tireurs Aubry, Hollande, Montebourg, Valls se tirent dessus

 

Si DSK avait retenu toute l'attention des stratèges élyséens, il aura été inutile de se mêler plus en avant des affaires des socialiste pour que des leaders émergents se neutralisent. La Haine peut parfois être si forte qu'elle suinte au détour de petits mots et autres attentions.

Les auteurs de "Hold uPS, arnaques et trahisons" nous expliquent ainsi qu'Aubry et Hollande ne sont pas des amis de 30 ans…loin de là!

Si Hollande s'est plus ou moins rallié à la candidature de Martine Aubry pour sa succession, c'était surtout pour s'assurer que ni Ségolène Royal, ni Bertrand Delanoë ne lui boucheraient l'horizon 2012.

Alors entre les deux, il n'y a officiellement pas de compétition. Oui, mais ils sont en lice pour le même "job" …

Le rejet très net des listes socialistes pour les européennes par les fédérations du Limousin  a démontré que François Hollande n'abandonnait pas une once de pouvoir à  Martine Aubry, bien au contraire. Elle, dont les proches accusent l'ancien premier secrétaire de chercher constamment à saper son autorité.

Face aux 80 % de rejet de la liste conduite par Henri Weber dans le Limousin, le coupable est tout trouvé : c’est François Hollande, l’ancien premier secrétaire du parti et élu de Corrèze, dont Vincent Peillon, encore lui, a dénoncé sur France 2 le « mauvais esprit ». « Il y a une responsabilité et il faut la faire porter », a fulminé la tête de liste du Sud-Est en montrant du doigt « la région de François Hollande ». Du côté de l’intéressé, on feint d’ignorer la polémique, mais on appelle fermement la direction à prendre en compte le résultat du vote. « Il y a un principe à respecter : c’est celui du vote des militants », a simplement commenté François Hollande. La prise de distance entre Martine Aubry et son prédécesseur n’est pas une nouveauté, mais c’est la première fois qu’elle éclate au grand jour. Le rapprochement de circonstances, lors du congrès de Reims, n’empêche pas l’ancien patron de mener indépendamment sa barque vers la présidentielle de 2012. Le courant qu’il a co-animé avec le maire de Paris a été la première victime de l’ouverture des listes européennes aux royalistes, ce qui a provoqué des tensions entre les anciens alliés.



Mais Martine Aubry ne réussit pas à affirmer son autorité autrement que par des coups de force. En pressant Manuel Valls de rentrer dans le rang ou de quitter le PS cet été, Martine Aubry a déclenché un effet boomerang. Soutenu par ses principaux lieutenants ainsi que par Laurent Fabius qui s'est félicité d'un rappel au "besoin d'unité", l'acte d'autorité posé par Mme Aubry – destiné à prendre à témoin les militants sur le thème de la nécessaire unité du parti socialiste – a suscité de nombreuses réactions en retour. Manuel Valls a alors rendu publique une lettre adressée à la première secrétaire dénonçant son"ultimatum"et sa "conception très datée du parti". Retour à l'envoyeur et conflit de génération à cœur ouvert.

Le livre "Hold uPS, arnaques et trahisons" est certes centré sur la querelle Aubry-Royal mais les entretiens menés par les auteurs nous en apprennent plus sur les microfissures du PS, et c'est bien là l'intérêt de l'ouvrage. Personne ne peut dire comment tournera l'affrontement entre Ségolène Royal et son ancien lieutenant …personne? Vous n'en avez pas une petit idée? Né en 1971, le PS traîne son mal-être depuis 1995…certains pensent que l'acte de décès n'est pas très loin (Mélenchon a déjà fait ses valises, notamment). Hélas, aucun homme providentiel n'est là pour empêcher l'enterrement...et non, ce n'est pas le moment d'évoquer ici Benoît HAMON.

 

Publié dans : Reflexions
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 19:39

Vendredi..dernière soirée, mais la nostalgie n'est pas invitée. Non, ce sont encore les grimpeurs, aventuriers et autres amateurs de sensations fortes qui sont encore là.
La salle était pleine, la chaleur nous faisait croire que l'été grenoblois avait pris ses quartiers au Summum...Pas du tout! Nous n'étions pas à Grenoble: cette soirée "Ca s'est passé loin de chez nous" nous a emmenés en Norvège, à Madagascar, autour de la Dent Blanche, au Népal, au deça des 8000 mètres...Bref, une vraie bouffée d'air pur.

Stovelen et les garçons

Premier voyage tout en émotion avec la diffusion du film "The climb boat-Stovelen et les garçons" de Bruno Peronnet, l'histoire d'une bande de copains alpinistes qui décident de gravir un sommet rocheux de 860 mètres en Norvège.

Un documentaire qui, en plaçant au centre du propos la beauté des paysages des fjords norvégiens, alliée à la formidable amitié et la passion pour la montagne qui lient ces six hommes, rend un vibrant hommage à Gérald Durand. Guide de montagne annécien, et un des six grimpeurs de l'expédition, il s'en est allé cette année, dans un accident d'escalade au mont Cervin, en Italie.




Parenthèse à 8 000...
Et vous, qu'est-ce qui vous pousse à dépasser les 8000? Plus légère, plus drôle mais tout aussi intense. Un document extraordinaire qui relate l'aventure de huit alpinistes amateurs qui se lancent à l'assaut du Manaslu, le huitième  sommet le plus haut du monde, accompagné par le guide Paulo Grobel.

 

On découvre huit individus, presque comme vous et moi, coiffeur, chef d'entreprise, ingénieur ou éditeur, qui n'ont jamais, pour six d'entre eux, tenté l'ascension d'un 8 000 m, et qui se retrouvent à découvrir, ensemble, les dures réalités de la haute montagne.

Un lieu où comme l'explique le guide dans le film, « les imprécisions n'ont pas lieu d'être », que ce soit pour la nourriture et le matériel à emporter, ou la façon de s'encorder pour grimper jusqu'au sommet. Et si ce dernier ne sera jamais atteint par nos huit grimpeurs, la faute à une tempête de neige impressionnante, on sent sur les visages, souvent marqués, la satisfaction d'avoir réussi quelque chose de grand.

Are you experienced?

Are you experienced ?" de Patrice Glairon-Rappaz, retrace l'ouverture d'une voie en style alpin sur une grande face de l'Himalaya par le réalisateur et son ami Stéphane Benoist. Des images spectaculaires des deux hommes qui réalisent un rêve qui leur tenait à cœur en s'attaquant à cette voie si difficile et périlleuse, mais aussi si belle aventureuse.













Madagascar vertical..
Les images parlent d'elles mêmes...10 jours à l'attaque de la paroi du Karambony. Just watch

Publié dans : sur les conseils de...
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 11:46

Au soir du 9 novembre 1989, «comme tous les jeudis soirs», la future chancelière de l'Allemagne réunifiée se détendait... au sauna.

«Je suis allée au sauna comme tous les jeudis soirs avec une amie et quand j'en suis sortie, le poste-frontière de la Bornholmer Strasse (l'un des premiers ouverts le soir du 9 novembre, entre Berlin-Est et Berlin-Ouest) était ouvert, et alors je suis passée de l'autre côté», a raconté Angela Merkel dans une émission sur la chaîne publique ARD.

Cette nuit-là, à Berlin-Ouest où elle se mêle à la foule des Allemands de l'Est qui viennent de franchir le Mur, «je me suis retrouvée dans un appartement avec de parfaits inconnus et on nous a offert une canette de bière», a-t-elle ajouté.

Auparavant, la chancelière, qui à l'époque était une physicienne de 35 ans à l'Académie de sciences de Berlin-Est, avait appelé sa mère, Herlind Kasner, pour l'inviter à aller manger des huîtres dans un palace de Berlin-Ouest.

«C'était une blague récurrente entre nous. Nous disions que nous voulions aller manger des huîtres au Kempinski quand la frontière tomberait», a poursuivi la chancelière, précisant que ni l'une, ni l'autre n'y croyaient vraiment. Ce soir-là, elle a pourtant prévenu sa mère: «Fais attention, ça pourrait arriver bientôt!».

Angela Merkel, devenue en 2005 la première dirigeante allemande originaire de l'ex-RDA, est née à Hambourg. Mais alors qu'elle n'avait que quelques mois, ses parents se sont installés en RDA. Son père, le pasteur Horst Kasner avait accepté un poste dans la petite ville de Templin (nord de Berlin), pour évangéliser la RDA communiste.

La chancelière, réélue pour quatre ans à l'issue des élections législatives du 27 septembre, a entamé sa carrière politique juste après la chute du Mur avant de devenir ministre d'Helmut Kohl. Bien que vivant derrière le Rideau de fer, elle avait l'occasion de se rendre en RFA, notamment chez sa grand-mère à Hambourg.

Mais la chancelière a toujours refusé de quitter la RDA en raison des liens familiaux et amicaux qu'elle y avait. Cela aurait été «un pas difficile de quitter le monde (dans lequel je vivais), c'est pour ça que je ne l'ai pas fait».

En ce 20ème anniversaire, on peut dire que la Chancellerie a mis le paquet...hier soir, U2 a fait le show mais irrité aussi, en protégeant l'accès à la porte de Brandebourg et à la scène avec ...un mur.

Publié dans : L'internationale
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 12:10

Le 4 novembre 1979, des étudiants islamistes avaient pris d'assaut l'ambassade américaine avant de prendre en otage ses diplomates, détenus pendant 444 jours. Les relations diplomatiques entre Téhéran et Washington avaient ensuite été rompues. Depuis cette date, une manifestation, que nous ne pourrons tout de même pas appeler commémoration, est organisée tous les ans devant l'ancienne chancellerie.

Mais, cette année 2009 voit les Iraniens se saisir de toutes les évènements officiels, manifestation officielle anti-américaine ou autre, pour faire entendre au gouvernement leur colère. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Ahmadinejad, Khamenei et leurs sbires font des efforts pour ne rien savoir. La police déployée en force à Téhéran, des membres des forces de sécurité habillés en civil et la milice islamique des Bassidj ont tiré ce matin des gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants de l'opposition qui tentaient de se rassembler dans le centre de Téhéran. Un nombre indéterminé de manifestants ont été blessés ou arrêtés...et emmenés on ne sait où.

Le numéro un iranien, dont les propos avaient été diffusés par l’agence officielle Irna, avait averti que “les personnes simple d’esprit et mal intentionnées” ne pourraient “pas dérouler un tapis rouge aux Etats-Unis”.


Mais, malgré l'interdiction des autorités, les partisans de l'opposition qui conteste la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad sont descendus dans la rue. Aux cris d'"Allah Akbar (Dieu est le plus grand)" et "Mort au dictateur", plusieurs centaines de partisans de l'opposition se sont dirigés en petits groupes vers la place Haft-e Tir dans le centre de Téhéran.

A quelques centaines de mètres de la place Haft-e Tir, des milliers de personnes étaient rassemblées devant l'ancienne ambassade des Etats-Unis.

Arborant des drapeaux iraniens et portant des pancartes sur lesquelles on peut voir "l'oncle Sam" recevoir des coups sur la tête, ils ont crié les slogans habituels de "Mort à Israël" et "Mort à l'Amérique". S'adressant aux manifestants, un ancien président du Parlement, Gholam Ali Hadad Adel, a déclaré: "le peuple iranien changera son point de vue à l'égard des Etats-Unis lorsqu'ils auront réellement changé leur attitude à l'égard de l'Iran". "Nous disons aux responsables américains, n'essayez pas de nous faire peur avec la menace de sanctions, le peuple iranien est prêt à faire des sacrifices", a-t-il ajouté en référence aux menaces de l'Occident d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé.

Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a, à l'occasion de cet anniversaire, affirmé que l'Iran devait "choisir" entre rester fixé sur le passé ou ouvrir la voie à "plus d'opportunités, de prospérité et de justice" pour son peuple.

Cet anniversaire survient alors que la communauté internationale, Etats-Unis en tête, a mis encore la pression sur l'Iran, lui demandant de répondre rapidement au projet d'accord de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur son programme nucléaire.

Publié dans : L'internationale
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